
Cette nuit là je sentais mes jambes me piquer, je me suis mise à les martyriser, c’est à dire les gratter et les regratter.
Au bout d’un moment j’en avais trop fait; je crus comprendre que j’avais atteint l’essence.
Rien qu’en imaginant le carnage immaculé sur le drap je ne puis plus bouger,
… j’étais comme paralysée, pétrifiée.
Le lendemain matin, je soulevais d’un coup sec ma couverture,
pour découvrir la blancheur d’un linge intact.
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